
🔬Les projets scientifiques
Des équipes de recherche, soutenues par des institutions internationales, développent des moustiques OGM pour lutter contre le paludisme. Mais cette solution high-tech suscite des débats dans la communauté scientifique.

Ce projet scientifique à but non lucratif est l’un des plus connus dans le domaine de la lutte contre le paludisme par les moustiques OGM. Il agit principalement en Afrique, avec l’objectif de réduire les populations de moustiques vecteurs de la maladie. Target Malaria travaille en collaboration avec des institutions locales et internationales pour développer une approche génétique ciblée, comme la modification de moustiques mâles afin qu’ils ne produisent pas de descendance viable.

L’OMS intervient comme autorité sanitaire internationale. Elle ne développe pas de moustiques OGM, mais évalue les risques associés à leur utilisation. Elle insiste sur la nécessité de mener des évaluations rigoureuses, demande plus de transparence sur les essais, et établit des recommandations de sécurité avant toute mise en œuvre à grande échelle. En 2022, l’OMS a appelé à la prudence, tout en reconnaissant le potentiel de ces technologies en santé publique.

Certains scientifiques soutiennent la technologie comme une innovation médicale prometteuse. Cependant, d’autres alertent sur ses limites et dangers potentiels. Une étude parue dans Nature a mis en lumière l’apparition de moustiques hybrides, issus de croisements inattendus entre moustiques OGM et moustiques sauvages. Ces résultats soulèvent des inquiétudes sur l’efficacité réelle, la stabilité génétique des moustiques modifiés et les impacts sur les écosystèmes.